Lady Gaga is Madonna 2.0 version

Publié le par madonnafansworld

Lady Gaga est Madonna version 2.0.


Lady Gaga, fame et blasphème
par Diane Lisarelli
le 18 juin 2010 à 10:30

Avec Alejandro, un clip de huit minutes hyperstylisé, Lady Gaga accumule vainement les postures provocatrices et les références à la Madonne. Un pot-pourri en tube ?

1 > Un univers sombre et ultraréférencé
Souvent, Lady Gaga varie. Après le clip de Telephone, pop et coloré comme une robe de bal de promo des années 80, la chanteuse bascule ici dans un univers sombre et hyperstylisé se réclamant du cinéma expressionniste. Une riche idée imputée à Steven Klein qui, avec sa réalisation, prend donc le contre-pied de l’extravagance hollywoodienne à la Tarantino de Telephone. “Nous avons combiné la danse, le récit et les attributs du surréalisme”, déclarait-il la semaine dernière. OK, décors imperceptibles si ce n’est par leurs formes géométriques, jeu sur les ombres, abstraction à outrance, le clip d’Alejandro est peut-être ultraréférencé mais finit par sonner creux. Parce que, eh ben, ça va nulle part tout ça, quoi.

2 > L’armée de gays
Si l’on en croit l’amie Lady Gaga, ce morceau serait un hommage à la communauté gay. Un fait appuyé par la présence d’une armée de jeunes hommes simplement vêtus de bas résille, talons aiguilles et casquettes militaires. Concrètement sinon, c’est l’histoire d’une sorte de reine cheloue entre Eva Perón et un perso de Tim Burton, qui enterre ce qui pourrait bien être son compagnon avant d’entrer dans diverses danses bizarres avec son armée d’éphèbes. Entre simulations de tournantes, lutte gréco-romaine, pas d’italo-disco et choré à la Kamel Ouali, Lady Gaga avale aussi un chapelet tout entier alors qu’elle se relaxe tranquillou sur un lit en habit de nonne. En latex, l’habit.

3 > Madonna 2.0
Si le morceau ressemble à une mauvaise chanson d’Ace Of Base, ce qui saute aux yeux, ce sont les multiples références à Madonna – du stylisme au maquillage en passant par les poses de Lady Gaga qui aime marteler son admiration pour la Ciccone. Ça tombe bien, Steven Klein, le réalisateur de la vidéo, est aussi l’un des photographes fétiches de Madonna. Les esprits taquins s’amuseront donc à recenser les références plus ou moins évidentes à la chanteuse. Ici par exemple, Lady Gaga semble convoquer la pochette du single Justify My Love. Sur un autre plan, il s’agit du soutien-gorge culte créé à l’occasion du Blond Ambition Tour par Jean Paul Gaultier qui est détourné, le bout des seins n’étant plus seulement pointu mais affublé de mitraillettes (pratique). Sur les huit minutes de clip, on pourrait aussi citer le pompage des clips d’Express Yourself, Vogue ou Like a Prayer pour le côté blasphématoire. Ça fait beaucoup, là, quand même.

4 > Sacrilèges
Il existe plusieurs traditions dans les clips de Lady Gaga : les coiffures dégueulasses, le placement produit et les références appuyées aux sociétés occultes. Si aucun bien marchand n’a ici été glissé subrepticement, chaque plan semble contenir son petit blasphème perso. Poser devant une croix en bois, rejouer la Passion du Christ en soutif, avaler un chapelet tout entier, porter un costume de nonne en latex, mimer l’oeil d’Horus, convoquer l’étoile de David ou la pyramide Illuminati, rien de plus normal chez Lady Gaga. A ce titre, depuis la sortie du clip de Bad Romance, les analyses qui tendent à prouver le ralliement de la chanteuse à une quelconque société secrète se multiplient sur l’internet. Sur des sites spécialisés ou YouTube, chacun s’applique à défendre sa thèse via des vidéos d’analyse plan par plan dites de “debunkage”. De quoi décourager ceux qui seraient tentés de siffloter ce – mauvais – morceau dans la rue.

Source: Les Inrocks.

Lady Gaga is Madonna 2.0 version
Lady Gaga is Madonna 2.0 version
Image extraite du clip "Alejandro" de Lady Gaga.

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